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Valparaiso et sa région, tout en couleurs

Valparaiso fait partie de ses villes de bords de mer où il fait bon vivre, se promener et profiter.

Une ville tournée vers la mer
Valparaiso est un port : port militaire et port de commerce.

Premier port après le passage du Cap Horn, la ville accueillait les marins et le bateaux épuisés par le voyage, et en profitait pour faire du commerce. Les habitants des cerros (ces hautes collines entourant la ville) en profitaient pour récupérer peintures, tôles et autres éléments de bateau pour aménager leur maison. D’où ces maisons colorées faites de tôles et de hublots de bateau. L’âge d’or de la ville fut stoppé par la construction du canal de Panama, un accès plus tranquille vers le Pacifique. Aujourd’hui, la ville prend le dessus sur la mer. Le plus « bel » exemple : la ville a gagné quelques kilomètres de terre sur la mer pour construire de nouvelles routes, de nouveaux immeubles… bref, s’étaler !

Déambuler dans les ruelles des cerros
Pour se promener dans les rues de Valparaiso, il faut avoir des mollets d’acier (à moins de se contenter du niveau de la mer). Pour les « demi » paresseux, l’accès aux sommets des cerros se fait en funiculaire. Certains sont classés au Patrimoine de l’UNESCO et fonctionnent toujours ! Le plus vieux, l’Ascensor Concepción, fut mis en marche en 1883, à la vapeur à l’époque. Pour quelques centimes, les porteños l’utilisent quotidiennement… Il vous en coûtera 300 pesos chiliens pour l’Ascensor Concepción et l’Ascensor Artillería et 100 pesos chiliens pour les autres. les deux premiers coûtent plus chers pour leur entretien : le premier est le plus vieux, le second est le plus grand de la ville.

Ces funiculaires donnent accès aux quartiers perchés sur les hauteurs de la ville. Un véritable esprit de communauté s’est créé. Imaginez que vous avez oublié la farine pour faire un gâteau, la motivation doit être très grande pour redescendre et remonter !
Et qui sait, peut-être qu’au détour d’une ruelle, d’un escalier ou d’une maison, vous croiserez un fabricant d’alfajoles (gâteaux sablés joints par une couche de dulce de leche, le tout enrobé de chocolat), un artiste ou juste un porteño qui cherchera de la farine ?

Du street art en guise de décoration extérieure
Les rues de la ville sont pleines de fresques murales et de tags (un peu moins). Les premières fresques murales étaient un moyen d’expression ouvert à tous, à l’époque où l’Eglise imposait sa vision du monde.
Depuis ces dessins font partie de la ville et de la vie. Si vous êtes prioritaires des murs et façades, vous pouvez faire ce que vous voulez avec. Alors certains préfèrent voir leurs murs ornés d’une fresque colorée plutôt que de tags. D’ailleurs, si un mur est peint, il ne sera pas être tagué, sorte de contrat tacite entre peintres et taggers, mais pas vraiment écrit… De grands artistes participent à la « mise en beauté » des murs et des escaliers des quartiers, comme Inti (dont vous reconnaîtrez le style) ou d’autres.
Les dessins sont bien différents de ceux de Melbourne, autre ville de street art : beaucoup de personnages ou de représentations de la ville, sous toutes ces formes…

Une célèbre maison accrochée au cerro : la Sebastiana
En se baladant le long d’Alemania (route de crête de la ville), vous pourrez visiter une célèbre maison perchée : la Sebastania. Cette grande demeure n’est autre qu’une des nombreuses résidences de Pablo Neruda, célèbre auteur et poëte chilien.

Viña del Mar, station balnéaire de Valparaiso
Viña est Situé à quelques minutes en train de Valparaiso. Nous avons eu l’impression d’être sur une station balnéaire espagnole, entre plages de sable gris et immeubles de béton de plusieurs étages… Mais il reste agréable de se promener le long de la plage, notamment pour découvrir un nouveau style de surf.

Casablanca : pas de charmes marocains mais du vin chilien
Le mois d’avril est le début des vendanges au Chili. Nous voici partis pour Casablanca, à une heure de route de Valparaiso. Tous les ans est organisée la fête des vendanges. Cette fête est l’occasion pour les habitants des environs de se retrouver, d’assister à des spectacles de danses et de déguster vins, empanadas (chaussons fourrés de viande ou fromage), ceviches (salade de poisson cru mariné dans le citron, les épices et quelques condiments). Les plus chanceux pourront même écraser du raisin à l’ancienne (avec les pieds) !

Informations pratiques
Transport
– Accès à Valparaiso depuis Santiago en bus. Plusieurs compagnies de bus effectuent le trajet plusieurs fois par heure. Comptez environ 2 heures de voyage. Nous avions choisi la compagnie Turbus.
Billet : entre 1 500 et 2 000 pesos chiliens/personne.
– Accès à Viña del Mar par le TER de Valparaiso. Trajet de 15-20 minutes. Prix : environ 200 pesos chiliens/personne.

Logement
La byclicette
Petite chambre d’hôtes tenu par un Toulousain exilé et lieu de rencontre de globe-trotters (dans notre cas, de familles tourdemondistes). L’hôte, Gilles, sera de bons conseils.
Chambre : 9 000 pesos/personne, petit-déjeuner inclus.

Visite de la ville
Nous avons fait le choix de refaire le tour avec les Wally’s, comme nous avions fait à Santiago. Nous aimons ce principe de visite en petit groupe avec des locaux amoureux de leur ville, riche en anecdotes.
Prix de la visite : selon notre convenance.

Visite de la Sebastiana
Visite de la maison et du jardin, avec audio-guide.
Entrée : 5 000 pesos chiliens/adulte, 1 500 pesos chiliens/enfants (de 5 à 17 ans, étudiants), gratuit pour les enfants de moins de 5 ans.

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