Okonomyaki - Kyoto/Japon

Kyoto, la ville des temples… mais pas que !

Kyoto, ancienne capitale du Japon, compte plus de 1 000 temples bouddhistes, de toute taille et de toute forme. Mais il n’y a pas que des temples à visiter, il y a aussi ses quartiers animés et leurs geishas, et sa gastronomie à découvrir.  2 jours n’auront pas été suffisant pour découvrir ces secrets.

Kyoto et ses temples

Kyoto est célèbres pour les nombreux temples qui composent les bâtiments de la ville. Nous en avons visité 2 parmi les plus connus : Kinkakuji Temple ou Pavillon d’Or, et le Fushimi Inari Shrine. Le Kinkakuji Temple est connu pour le Pavillon d’Or présent dans le parc. Arrivé devant le parc, une grande porte nous accueille sans savoir ce qui nous attend de l’autre côté. Nous suivons le chemin et là… Au détour d’un virage, une cohue de touristes testant selfies, perches sur appareil photo et panoramique, et admirant le magnifique Pavillon d’Or. Nous avions vu quelques photos en préparant l’étape japonaise. Mais avec le soleil qui se reflète dans le bâtiment ce fut magnifique ! A l’origine, ce bâtiment est l’ancienne résidence de repos d’un shogoun, transformé en temple à sa mort en 1573. Il fut détruit en 1950 et reconstruit en 1955. Il est entouré d’un jardin magnifique (encore plus en milieu d’automne). Cette couleur dorée est obtenue grâce aux feuilles d’or le recouvrant. Il est entouré d’un jardin japonais, composé d’étangs, de bâtiments annexes et d’un temple. Au détour d’un chemin, les visiteurs viennent chercher la bonne aventure en jetant des pièces de monnaie dans une coupelle (pour plus de chances, il y en a 2 : l’originale et la plus facile !). Malgré les touristes, le calme règne dans ce jardin. Peut-être ce respect du recueillement, très présent au Japon ?

Le Fushimi Inari Shrine est (un peu avec le précédent temple) l’image d’Epinal de Kyoto et ses torii (portes offertes par les fidèles) rouges/orangés. Ce sanctuaire est le plus célèbre des sanctuaires shintô du pays. Les torii forment un chemin de plus de 4 km autour du Mont Inari. Nous étions partis pour visiter un temple, nous aurons fait une randonnée de 2 heures parmi les torii et les renards (symboles du temples), à escalader le Mont et découvrir les sanctuaires construits le long du chemin. Prévoyez les chaussures de marche !

Mais Kyoto, ce n’est pas que ça ? Et Alors ?

A Kyoto, on trouve aussi un château : le Nijo-Jo Castle.
Ce château du XVIIe siècle est coincé au coeur de la ville : toujours cette cohabitation entre tradition et modernité. Quand nous avons passé les remparts, nous ne nous attendions pas à découvrir un château aussi grand et un jardin aussi vaste. Depuis 1994, il est enregistré au World Heritage de l’UNESCO.
Les photos étant interdites à l’intérieur des bâtiments, voici comment nous pourrions décrire un château japonais : l’intérieur du château n’est pas Versailles (trop sobre) et pas le monde d’Hello Kitty (pas assez de rose). Le faste du château et la puissance du shogun devait se mesurer en nombre de tatamis, de bâtiments à l’intérieur de l’enceinte, de geishas autour du shogun ou dans la superficie de son jardin !

Kyoto, c’est aussi Gion : un quartier animé de jour comme de nuit. Le jour, ceux sont les nombreux magasins et sa circulation qui animent la rue principale. La nuit, les rues alentours prennent le dessus et laissent apparaître une ambiance plus « Japon ancien ». Nous avons pris plaisir à croiser une « vraie » geishas et nous perdre dans de petites rues piétonnes, parfois mal éclairées, aux devantures d’habitations secrètes : restaurants, habitations, hôtels ? Nul ne le sait à moins de connaître. Nous avons pris moins de plaisir à traverser l’axe principal du quartier où se mêlent taxis, touristes et restaurateurs attendant le client sur le pas-de-porte.

Lors de notre visite de Gion by night, nous cherchions un endroit où dîner. Après avoir vu des restaurants trop chers, attrape-touristes, complets (ou ne désirant pas recevoir de personnes sans réservation), nous nous sommes rabattus sur le Issen-Yosyoku. Ce restaurant propose une spécialité du coin : la Okonomiaki, Kyoto-style, entre l’omelette et la galette. Eh oui, Kyoto, et le Japon plus largement, ne se contentent pas de spécialités culinaires comme les makis, sushis et sashimis. C’est bien trop réducteur ! Ce pays propose aussi de la viande, des soupes, des pâtes, des omelettes et des crêpes ! Bref, la France et l’Europe en 1 seul pays !
Mais revenons à Kyoto. Ce restaurant ne paie pas de mine en apparence. En le longeant, nous apercevons les cuisines au grand air et quelques personnes attendant dehors. Complet ? Non, simplement en attente de leur plat à emporter : une Okonomiaki, crêpe japonaise contenant un mélange d’ingrédients et plus ou moins épicée selon les goûts. On y retrouve : des oignons verts, des oeufs, des crevettes séchées, de la pâte de poissons, de la viande, du gingembre, des épices et des sauces japonaises. C’est bon, consistant et épicé ! La décoration est « intéressante » et la carte simple : 1 seule crêpe à un prix unique. Seul le degré d’épices change !

En conclusion, Kyoto est (encore) une ville aux multiples facettes. La culture japonaise, et sa gastronomie, sont bien plus riches que ce que nous pouvons apercevoir en Europe !

Informations pratiques

Paiement

Prévoyez beaucoup de cash. Pourquoi me direz-vous ?
Raison 1 : Les distributeurs de billets internationaux (ou ATM) sont une espèce en voie d’extinction au Japon. Nous en avons trouvés à la Japan Bank et dans les 7 eleven (petits supermarchés). Ca fait pas beaucoup me direz-vous !
Raison 2 : Peu de restaurants prennent les cartes bleues internationales.
Raison 3 : Le bus se paie à la sortie et en petite monnaie. Pour ne pas perdre de temps à rendre la monnaie, le chauffeur a à sa disposition une cagnotte dans laquelle on met l’appoint et une machine pour faire de la monnaie.
Seul inconvénient : Ca rend le porte-monnaie un peu plus lourd…

Où dormir à Kyoto ?

Nous avons séjourné la Sim’s Cozy Guesthouse. Elle est très bien situé près de lignes de bus sur la route pour la gare de Kyoto (n°206) ou du quartier de Gion (quartier animé le soir et se situant à un carrefour de lignes de bus). Le logement est très calme et spacieux : nous avions une chambre, version « japonaise » (avec futon) pour Maëwenn et un vrai lit pour nous ;-). Petits plus : un accès wi-fi partout dans la guesthouse et une laverie (lavante et séchante).

Leur site web : www.simscozy.com

Comment aller à Kyoto ?

Pour venir, nous avons pris le Shinkansen au départ de Kyoto, grâce au Japan Rail Pass.
Nous avons ensuite fait beaucoup de bus publique pour nous rendre sur les différents lieux de visite : c’est pratique et ça permet de découvrir les gens (même si ce n’est pas facile en japonais !). Le coût du billet est fonction du bus ou de la ligne empruntée : vous montez dans le bus et payez à la sortie. Il existe une carte à la journée (attention : pas 24h !), disponible à la guesthouse où nous logions ou après du chauffeur. Coût : 500 yens. Elle peut assez vite être rentabilisée : par exemple, un aller-retour entre la guesthouse et la gare nous coutait 460 yens chacun (sauf pour Maëwenn, gratuit).

Que faire à Kyoto ?

– L’accès au Kinkakuji Temple coûte 400 yens/adulte et 300 yens/enfants.
– L’accès au Nijo-jo Castle revient à 600 yens/adulte et 200 à 350 yens/enfant (selon l’âge et le niveau).
– L’accès au Fushimi Temple est gratuit.

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