Mendoza : Le verre à moitié plein

Mendoza est notre première étape en Argentine, après les 7 heures de route qui nous ont permis de traverser les Andes. Bienvenue en Argentine !

Une mise en bouche plutôt amère
Durant le voyage entre le Chili et l’Argentine, la voisine (psycho-dépressive et habitante de Mendoza) de Yannick nous a dépeint une ville peu accueillante : ville de voleurs, aucun intérêt ni attrait touristique, insécurité…comme si les touristes n’étaient pas les bienvenus, bref, un discours plein d’inquiétude de nous savoir dans cette ville mal famée et avec notre fille ! Un discours bien différent de ce que les livres ou ressentis de voyageurs laissaient paraître. De quoi nous refroidir, mais pas complètement ! En effet, tout dépend de l’expérience vécue : faisons-nous la nôtre avant de juger.

Une entrée en matière corsée
Dès la descente du car, nous avons été (très) prudents. Une des astuces pour voler les sacs aux touristes est… de les tâcher. Une personne tâche le pull du touriste (par exemple), le lui signale et tend à ce dernier un mouchoir pour essuyer. Pour que le touriste s’essuie, il pose son sac. C’est alors qu’un complice arrive et prend le sac.
Une fois le cap de la paranoïa en gare dépassé, nous nous dirigeons vers les taxis. Et là, nous avons frôlé la bagarre ! Les taxis demandent du « cambio », c’est-à-dire du peso argentin mais en petites coupures pour ne pas avoir à rendre la monnaie sur de gros billets ! Après trois refus de taxis ne croyant pas que nous avons le change, le ton est monté ! Connaissant le prix de la course, nous avions l’appoint, nous n’avons pas compris les refus successifs. Avec l’aide de quelques Argentins témoins de la scène et un modérateur de taxi moins têtu, nous avons fini par en trouver un qui a accepté de nous charger.
La première balade en ville se fera avec étonnement (la moindre échoppe est barricadée derrière une grille, quand les maisons ne sont pas entourées de clôtures électriques) et avec paranoïa quand on se sent suivi par un jeune homme croisé dans le sens inverse quelques rues avant (et s’arrêtant quand on s’arrête, même devant un mur!). Cette paranoïa sera poussée à l’extrême quand en se baladant dans le parc San Martin, des policiers nous demanderont de ranger l’appareil (sorti pour la première fois du séjour le temps de prendre une photo) car « C’est plus prudent, des gens rodent par ici ! ».
A cause de ces deux derniers points, ne cherchez pas de photos de la ville, l’appareil photo est resté en lieu sûr pendant notre séjour et seul le téléphone fut de sortie…de temps en temps.

Puis les assiettes et les verres se remplirent…
Mais ne vous arrêtez pas à cette description ! Mendoza et sa région sont riche pour qui a les papilles curieuses : vins et viandes raviront les plus gastronomes.
Une des grandes spécialités de l’Argentine est l’asado sur parilla (proncer PA-RI-CHA). Il s’agit d’une technique argentine de cuisson de la viande. Celle-ci est présentée à l’horizontale ou à la verticale (selon l’Assador) au plus près d’une source de chaleur. Dans notre cas, ce sera la braise, préparée à part puis placée sous les plaques de cuisson. Cela donne une viande souple et grillée. A point ! Nous avons fait de somptueux repas dans cette capitale gastronomique Argentine. Notre préféré reste la fantastique parilla  « La Aldea » et ses mémorables viandes juteuses, et molleja (ris veau).

Et pour accompagner cette bonne viande, rien de tel qu’un vin local : le Malbec. L’ensemble de la région est propice à la production de vins et de pétillants (puisque l’appellation Champagne est une AOC). Sols, altitude (nous sommes entre 1 000 et 1 200 mètres) et climat (chaud dans la journée et frais dans la nuit) sont les conditions idéales à sa production, nous y avons retrouvé des noms connus comme CHANDON (LVMH). Les autres cépages (Syrah, Cabernet Sauvignon, Merlot, Tempranillo…) ne sont pas oubliés. Profitez d’une journée en tour (idéal pour profiter de la journée sans risques) pour visiter différentes bodegas et découvrir ces différents vins.
Nous avons opté pour le tour Bus Vitivinicola en mode « Hop-on/Hop-off ». Plusieurs bodegas sont proposées et vous descendez où vous voulez. Le bus repasse vous prendre 1 heure plus tard (environ). Selon les maisons choisies, vous pourrez apprendre à déguster le vin, le boire et découvrir sa fabrication (surtout quand vous venez au moment des vendanges) en découvrant l’envers du décor (cuves, chaînes de mise en bouteille, laboratoires…). Le tout se visite dans de superbes Bodega, à l’arcitecture moderne, et avec les Andes en toile de fond.

Nous avons sur la fin du séjour, appréhendé la ville plus détendus, en appréciant son calme et ses parcs ombragés, tout en restant méfiants.

Informations pratiques
Tour des bodegas – Bus Vitivinicola
Deux boucles sont proposées sur une 1/2 journée avec une seule Bodega, ou sur une journée avec 3 bodega et repas dans une quatrième. Pick-up devant différents lieux de la ville. Dégustations à payer en supplément : entre 8 et 10 €, généralement remboursées si vous achetez pour au moins cette somme en bouteille.
Prix du tour : 250 peso/personne pour la journée (200 pour 1/2 journée). Très bon choix varié de Bodegas, et infos intéressantes sur la région.

Parilla La Aldea
adresse : Av Villanueva Arístides 495,  (menu complet 390 pesos pour 2), avec de superbes morceaux juteux de Boeuf, porc, saucisses, boudins, ris de veau (molleja) à tomber, précédé de délicieuses empanadas, et avec en conclusion un mémorable flan de huevos con dulce de leche…

3 réflexions au sujet de « Mendoza : Le verre à moitié plein »

  1. Ça me rappelle de bons souvenirs tout ça! Et je viens de découvrir que Mollejas = ris de veau! Moi qui adore ce plat quand je fais un bouchon lyonnais , je ne l’ai jamais goûté en Argentine… Snif

    Hate de lire la suite de votre voyage.

    Bonne continuation